L’obésité physique, comprendre, prévenir et agir

Agir dès aujourd’hui pour retrouver santé et équilibre.

Chez Labio Santé, nous vous accompagnons avec des solutions scientifiques et naturelles.

C'est quoi l’obésité physique ?

représentation sous forme d'inforgraphie des situations de surpoids ou d'obésité selon son IMC

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’obésité est une accumulation excessive de graisse corporelle dangereuse pour la santé. Elle se mesure via l’Indice de Masse Corporelle (IMC) :

  • IMC ≥ 25 = surpoids
  • IMC ≥ 30 = obésité

Études et chiffres clés

En France métropolitaine :

  • Près d’un adulte sur deux (48,8 %) est en situation de surpoids et/ou d’obésité.

  • L’obésité seule concerne 18,1 % de la population adulte, soit environ 10 millions de personnes.

  • Les disparités sociales sont marquées : 21 % des ouvriers sont touchés, contre 13 % des cadres.

  • Le facteur économique joue également un rôle : 25 % des personnes vivant dans des foyers en difficulté sont en situation d’obésité, contre 14 % dans les foyers « à l’aise ».

Dans les DROM-COM (Départements et Régions d’Outre-Mer) :

  • La proportion est encore plus élevée, avec plus d’un adulte sur deux (51,8 %) concerné par le surpoids et/ou l’obésité.

  • L’obésité seule touche 22,4 % de la population adulte.

Chez les seniors :

  • L’obésité concerne 16,9 % des plus de 65 ans.

  • La prévalence est de 20 % chez les 65-69 ans, puis diminue progressivement pour atteindre 14 % chez les 80 ans et plus.

Ces données soulignent l’importance d’intervenir dès aujourd’hui, non seulement pour prévenir des complications graves, mais aussi pour améliorer le bien-être général.

Cartographie de la France métropolitaine et france d'outre-mer qui montre la qui montre la prévalence de l'obésité par région en 2024
histogramme qui montre la prévalence de l'obésité en france métropolitaine et france d'outre-mer en 2024
histogramme qui montre la prévalence de l'obésité selon le sexe en france métropolitaine et france d'outre-mer en 2024

L’obésité est une maladie multifactorielle, c’est-à-dire qu’elle résulte de l’interaction de plusieurs causes, à la fois biologiques, comportementales, environnementales et sociales. Voici les principales causes :

Causes liées au mode de vie

  • Une alimentation déséquilibrée, riche en fast-food, boissons sucrées ou produits transformés, entraîne un excès de calories et favorise la prise de poids.
  • Le manque d’activité physique accentue ce phénomène : rester longtemps assis devant les écrans ou privilégier les déplacements en voiture limite la dépense énergétique quotidienne.
  • Un sommeil insuffisant perturbe les hormones qui régulent la faim (comme la ghréline et la leptine), ce qui pousse à manger davantage.

Causes biologiques et médicales

  • Facteurs génétiques : certaines personnes sont naturellement prédisposées à stocker plus facilement la graisse.
  • Facteurs hormonaux  : certaines maladies endocriniennes, comme l’hypothyroïdie ou le syndrome de Cushing, ainsi que divers troubles hormonaux, peuvent également favoriser la prise de poids.
  • Médicaments : certains médicaments, notamment les antidépresseurs, les corticoïdes ou encore les antipsychotiques, ont pour effet secondaire d’augmenter le poids corporel.

Causes psychologiques et comportementales

  • Les troubles du comportement alimentaire, comme le grignotage fréquent, les compulsions alimentaires ou le fait de manger pour apaiser ses émotions (stress, anxiété, tristesse), contribuent directement au surpoids.
  • Le stress chronique est également un facteur aggravant, car il entraîne une sécrétion prolongée de cortisol, une hormone qui favorise le stockage des graisses.

Causes sociales et environnementales

  • Environnement “obésogène” : l’environnement dans lequel nous vivons joue un rôle déterminant. L’accès facile aux aliments très caloriques, les portions de plus en plus grandes et la publicité incitent à consommer davantage.
  • Les conditions socio-économiques : influencent aussi l’équilibre alimentaire : la précarité limite souvent l’accès à une nourriture saine et à des activités physiques régulières.
    Les habitudes familiales et culturelles  peuvent orienter vers des modes alimentaires riches en calories, ce qui accroît le risque de surpoids ou d’obésité.

👉 En résumé, l’obésité n’est pas uniquement liée à un manque de volonté : c’est une combinaison complexe de facteurs qui s’entretiennent mutuellement.

Les trois leviers du blocage du sucre

  1. D’abord, l’approche neuro-comportementale vise à réduire la dépendance psychologique et le craving (les envies irrépressibles).
  2. Ensuite, l’approche nutritionnelle permet de limiter la charge glycémique des repas et d’éviter les pics d’insuline.
  3. Enfin, une approche pharmacologique ou par compléments peut être envisagée, mais uniquement sous suivi médical.

Pourquoi parle-t-on de « dépendance au sucre » ?

Le sucre agit sur le circuit de la récompense dans le cerveau, en stimulant la sécrétion de dopamine, de la même manière que certaines substances addictives. Cela explique les compulsions alimentaires et les épisodes d’hyperphagie.

De plus, la consommation de sucre provoque des fluctuations rapides de la glycémie. Après un pic de sucre dans le sang, survient une hypoglycémie réactionnelle qui entraîne une sensation de faim intense. Ce mécanisme entretient un véritable cercle vicieux.

À cela s’ajoute le fait que le sucre est omniprésent dans l’alimentation moderne, en particulier dans les produits ultra-transformés, ce qui renforce encore la dépendance.

Objectifs du « blocage » du sucre

  1. Le but principal est de réduire volontairement la consommation de sucre, en travaillant à la fois sur la cognition et les habitudes alimentaires.
  2. Il s’agit également de limiter les pics d’insuline, afin d’éviter les fringales et les envies incontrôlées.
  3. Enfin, le blocage du sucre vise à diminuer la charge émotionnelle liée aux envies sucrées, pour permettre une relation plus apaisée avec l’alimentation.

Approches comportementales

Désensibilisation progressive 
La première stratégie consiste à réduire progressivement le sucre ajouté, plutôt que d’arrêter brutalement lorsqu’une forte dépendance est présente.
Identifier les déclencheurs émotionnels, comme le stress ou la fatigue, aide à mieux contrôler les envies.

✔ Mindful eating
La pratique de l’alimentation en pleine conscience (mindful eating) est également efficace : manger lentement et prêter attention aux signaux de faim et de satiété permet de diminuer les envies sucrées, comme l’ont montré plusieurs études.

✔ Remplacement intelligent
Il est aussi possible de remplacer intelligemment certains produits sucrés par des alternatives plus saines, comme les fruits entiers, riches en fibres qui ralentissent l’absorption du glucose. Les édulcorants naturels non insulinogènes, tels que la stevia ou l’erythritol, peuvent servir de solutions temporaires.

✔ Support psychologique 
Enfin, un accompagnement psychologique, comme la thérapie cognitivo-comportementale ou la participation à des groupes de soutien, s’est révélé efficace notamment chez les personnes souffrant d’hyperphagie compulsive.

Approches nutritionnelles

✔ Stabiliser la glycémie 
Sur le plan alimentaire, l’objectif est de stabiliser la glycémie. Pour cela, il est conseillé d’intégrer des protéines et des fibres à chaque repas, de privilégier les aliments à index glycémique bas (légumineuses, céréales complètes, oléagineux) et d’éviter les sucres liquides comme les sodas et les jus.

✔ Petit-déjeuner riche en protéines 
Un petit-déjeuner riche en protéines contribue aussi à réduire les envies sucrées plus tard dans la journée.

Jeûne intermittent (approche encadrée)
Le jeûne intermittent, lorsqu’il est pratiqué sous encadrement, peut également aider à diminuer la dépendance psychologique au sucre et à améliorer la sensibilité à l’insuline.

Approches biologiques / pharmacologiques (sous suivi médical)

Compléments étudiés 
Certains compléments alimentaires peuvent soutenir la régulation de la glycémie. Le chrome picolinate, par exemple, améliore la sensibilité à l’insuline dans certaines études, tandis que l’acide alpha-lipoïque agit comme antioxydant. Des extraits naturels, comme l’inhibiteur d’alpha-glucosidase issu du haricot blanc ou la berbérine, peuvent ralentir l’absorption des sucres ou imiter certains effets de la metformine, mais ils nécessitent une vigilance médicale.

Médicaments (prescrits)
En cas de besoin, des médicaments peuvent être prescrits par un médecin. La metformine est utilisée chez les personnes prédiabétiques ou insulino-résistantes. Les agonistes du GLP-1, comme le sémaglutide, peuvent réduire l’appétit et les cravings, mais leur usage reste strictement réservé aux indications médicales.

Hack neurochimique naturel

Exercice physique régulier
L’exercice physique régulier stabilise les niveaux de dopamine et diminue les envies de sucre (cravings).

Sommeil suffisant
Un sommeil suffisant est tout aussi essentiel : un manque de sommeil entraîne en moyenne une augmentation de 28 % de la consommation calorique, surtout sous forme d’aliments sucrés.

Phase 0 - Préparation (Jour 0)

Avant de commencer, prenez 45 à 60 minutes pour poser les bases.

  1. Établissez votre point de départ. Notez tout ce que vous consommez aujourd’hui, en particulier les boissons, desserts ou sucres ajoutés dans le café ou le thé. Essayez d’estimer la quantité de sucre en grammes, sans jugement, simplement pour avoir un repère.
  2. Fixez vos objectifs chiffrés. La réduction se fera progressivement : 
    • Semaine 1 : maximum 30 g de sucres ajoutés par jour.
    • Semaine 2 : maximum 25 g/jour.
    • Semaine 3 : maximum 20 g/jour.
    • Semaine 4 : maximum 15 g/jour en moyenne.
  3. Préparez votre environnement. Écartez de votre cuisine les aliments déclencheurs (boissons sucrées, biscuits, bonbons) et placez à portée de main vos alternatives : eau pétillante, tisanes, fruits entiers, yaourts nature, oléagineux non salés.
  4. Faites vos courses. Remplissez vos placards et réfrigérateur de protéines (œufs, yaourt grec, poisson, volaille, tofu), d’aliments riches en fibres et à index glycémique bas (légumes, légumineuses, céréales complètes, oléagineux, fruits entiers), et d’outils de transition comme la stevia ou l’érythritol.

Semaine 1 (Jours 1–7) - Stabiliser la glycémie

Cette première semaine consiste à supprimer les excès les plus visibles et à stabiliser votre glycémie.

  • Remplacez immédiatement toutes les boissons sucrées (sodas, jus) par de l’eau, de l’eau pétillante ou des infusions.
  • Prenez chaque matin un petit-déjeuner riche en protéines (25 à 35 g), par exemple une omelette accompagnée de yaourt grec et d’un fruit.
  • Structurez vos repas ainsi : ½ assiette de légumes, ¼ de protéines, ¼ de féculents complets, et ajoutez une petite portion de graisses de qualité (huile d’olive, avocat, noix).
  • Si vous avez l’habitude de sucrer votre café ou votre thé, réduisez la quantité de sucre progressivement : diminuez d’un quart tous les 3 jours.
  • Marchez au moins 30 minutes par jour et intégrez deux séances de renforcement musculaire de 20 minutes dans la semaine.
  • Essayez de dormir entre 7 et 9 heures par nuit.

Objectif de la semaine : ne pas dépasser 30 g de sucres ajoutés par jour en moyenne.

Semaine 2 (Jours 8–14) - Diminuer réellement les apports sucrés

À présent, vous allez franchir une étape supplémentaire.

  • Limitez-vous à deux desserts sucrés par semaine, en choisissant des portions raisonnables (100 à 150 kcal).
  • Chaque fois que l’envie de sucre survient, commencez par un fruit entier.
  • Remplacez les pâtisseries industrielles par des alternatives plus saines, par exemple un yaourt nature accompagné de fruits rouges.
  • Introduisez au moins une portion de légumineuses par jour (lentilles, pois chiches, haricots).
  • Maintenez le petit-déjeuner riche en protéines et évitez toujours les boissons sucrées.

Objectif de la semaine : descendre à 25 g/jour de sucres ajoutés en moyenne.

Semaine 3 (Jours 15–21) - Consolidation et lecture des étiquettes

Cette semaine, vous allez renforcer vos nouveaux réflexes.

  • Habituez-vous à lire les étiquettes. Un bon repère est d’éviter les produits contenant plus de 5 g de sucres pour 100 g ou 2,5 g pour 100 ml. Préférez ceux qui apportent au moins 3 g de fibres pour 100 g.
  • Si vous utilisez encore des édulcorants, réduisez progressivement leur dose.
  • Pratiquez l’alimentation en pleine conscience : mastiquez lentement, posez vos couverts entre chaque bouchée et arrêtez-vous lorsque votre satiété atteint 6 ou 7 sur 10.
  • Organisez-vous pour préparer à l’avance deux repas de base (par exemple un plat de lentilles et un plat de riz complet avec du poulet), afin de limiter les achats impulsifs.

Objectif de la semaine : atteindre 20 g/jour de sucres ajoutés en moyenne.

Semaine 4 (Jours 22–28) - Automatiser vos habitudes

Vous êtes désormais capable de gérer votre consommation de sucre.

  • Appliquez la règle du 80/20 : 80 % de vos repas sont composés d’aliments de base équilibrés, et 20 % peuvent être plus flexibles.
  • Lors d’un repas au restaurant ou lors d’une occasion spéciale, mangez d’abord les protéines et les légumes avant les féculents, puis partagez un dessert ou limitez-vous à trois bouchées.
  • Maintenez une recette de dessert “contrôlé” à la maison, comme un yaourt grec mélangé à du cacao non sucré et des fruits rouges.
  • Continuez à surveiller vos apports : votre objectif est de maintenir une consommation inférieure à 15 g/jour de sucres ajoutés en moyenne, sans ressentir de privation.

Plan de secours anti-craving (10 minutes)

Si une envie irrésistible survient, appliquez cette séquence :

  1. Buvez deux grands verres d’eau.
  2. Pratiquez quatre cycles de respiration 4–7–8 (inspiration 4 s, apnée 7 s, expiration 8 s).
  3. Mangez une collation riche en protéines et en fibres, par exemple un yaourt grec avec une poignée de noix, ou une pomme avec du fromage blanc.
  4. Bougez immédiatement : 10 minutes de marche rapide, ou 30 squats suivis de 30 secondes de planche.
  5. Si l’envie persiste, autorisez-vous une petite portion mesurée (100 à 150 kcal), dégustée lentement et sans culpabilité. Notez simplement l’épisode dans votre suivi.

Chrome (picolinate ou nicotinate)

Le chrome améliore la sensibilité à l’insuline et aide à réguler la glycémie. En limitant les fluctuations du sucre sanguin, il réduit les envies compulsives de sucre. Plusieurs essais cliniques ont montré qu’il pouvait diminuer l’appétit et les compulsions alimentaires, notamment chez des personnes obèses ou en restriction calorique.
Dose recommandée : 200 à 400 µg par jour.

Acide alpha-lipoïque (ALA)

L’acide alpha-lipoïque est un puissant antioxydant qui joue aussi un rôle dans le métabolisme énergétique. Il augmente la sensibilité à l’insuline et contribue à stabiliser la glycémie, ce qui réduit indirectement les cravings. Des études cliniques confirment son efficacité sur la régulation du sucre sanguin et la diminution du stress oxydatif. Il agit également sur l’inflammation et la résistance à l’insuline.
Dose recommandée : 300 à 600 mg par jour, de préférence sous forme R-ALA.

Berbérine

La berbérine est souvent qualifiée de “metformine naturelle”, car elle réduit la glycémie après les repas et améliore la sensibilité à l’insuline. Plusieurs méta-analyses confirment son efficacité chez les personnes atteintes de diabète de type 2 ou de syndrome métabolique. Cependant, elle peut interagir avec certains médicaments et nécessite donc un avis médical avant utilisation.
Dose recommandée : 500 mg, deux à trois fois par jour avec les repas.

Extrait de haricot blanc (Phaseolus vulgaris)

Cet extrait agit comme un inhibiteur de l’alpha-amylase, une enzyme qui dégrade l’amidon. Il ralentit donc la digestion des glucides, ce qui limite les pics de glycémie après un repas et réduit les envies sucrées qui suivent. Des études ont montré son intérêt dans la régulation du poids et de la glycémie.
Dose recommandée : 500 à 1000 mg avant un repas riche en glucides.

Glucomannane (fibres de konjac)

Le glucomannane est une fibre soluble qui gonfle au contact de l’eau. Elle ralentit la vidange de l’estomac, diminue la réponse glycémique et réduit ainsi les fringales. L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a validé son efficacité dans le cadre d’une perte de poids associée à un régime hypocalorique.
Dose recommandée : 1 g, trois fois par jour avant les repas, accompagné de beaucoup d’eau.

Gymnema sylvestre

Cette plante issue de la médecine ayurvédique a un effet étonnant : elle bloque temporairement les récepteurs du goût sucré, ce qui rend les aliments sucrés fades pendant 30 à 60 minutes. Elle améliore également la régulation de la glycémie. Des essais ont montré une réduction de la consommation de sucre chez les personnes qui en prenaient régulièrement.
Dose recommandée : 250 à 500 mg par jour, standardisé en acides gymnémiques.

Magnésium (bisglycinate ou citrate)

Le magnésium joue un rôle central dans la régulation de la glycémie, la gestion du stress et la production de dopamine. Un déficit en magnésium est fréquent et peut favoriser la résistance à l’insuline ainsi que les envies de sucre. Restaurer des apports suffisants contribue à réduire ces cravings.
Dose recommandée : 300 à 400 mg par jour de magnésium élémentaire.

L-Glutamine

La L-glutamine est un acide aminé utilisé comme source d’énergie par le cerveau et les cellules intestinales. En apportant ce “carburant alternatif”, elle peut réduire le besoin urgent de sucre. Des études ont montré ses effets positifs sur la diminution des cravings liés à l’alcool et au sucre.
Dose recommandée : 2 à 5 g entre les repas ou en collation.

Inositol

L’inositol améliore la signalisation de l’insuline et régule certains neurotransmetteurs comme la dopamine et la sérotonine, impliqués dans les comportements de dépendance. Il a montré de bons résultats dans le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et dans les compulsions alimentaires.
Dose recommandée : 2 à 4 g par jour.

Avertissement important

Les informations présentées ci-dessus sont fournies à titre informatif et éducatif uniquement. Elles ne remplacent en aucun cas une consultation médicale, un diagnostic ou un traitement. Certains compléments alimentaires peuvent présenter des contre-indications ou interagir avec des médicaments. Avant toute supplémentation, il est indispensable de demander l’avis de votre médecin ou d’un professionnel de santé qualifié. Nous ne sommes pas médecins et ne proposons ici qu’un contenu à visée générale.

Voici les principales conséquences de l’obésité sur la santé, aussi bien physiques que psychologiques :

Conséquences métaboliques

L’obésité favorise le développement d’un diabète de type 2, car elle entraîne une résistance à l’insuline. Elle s’accompagne souvent d’une augmentation du cholestérol et des triglycérides, ce qui accroît le risque de dyslipidémie. Le surpoids contribue également à l’hypertension artérielle, notamment par un effet de rétention d’eau et de sel dans l’organisme.

Maladies cardiovasculaires

Les personnes obèses présentent un risque plus élevé d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et d’insuffisance cardiaque. L’excès de graisse favorise aussi le durcissement des artères (athérosclérose), ce qui compromet la bonne circulation sanguine.

Conséquences respiratoires

L’excès de poids augmente la probabilité de développer une apnée du sommeil, caractérisée par des arrêts respiratoires nocturnes et une fatigue chronique dans la journée. Il peut également aggraver l’asthme ou provoquer un essoufflement rapide à l’effort.

Atteintes articulaires et locomotrices

Le poids supplémentaire exerce une pression excessive sur les articulations, en particulier les genoux et les hanches, ce qui favorise l’arthrose. Les douleurs au niveau du dos sont également très fréquentes.

Cancers associés

L’obésité augmente la probabilité de développer certains cancers, notamment le cancer du côlon, du sein après la ménopause, de l’endomètre, du rein, du foie et du pancréas.

Conséquences hépatiques et digestives

L’excès de graisse peut entraîner une stéatose hépatique non alcoolique, aussi appelée “foie gras”. Il augmente aussi le risque de reflux gastro-œsophagien et de calculs biliaires.

Santé reproductive

Chez la femme, l’obésité peut provoquer des troubles menstruels, une infertilité et accroître le risque de complications pendant la grossesse. Chez l’homme, elle peut réduire la fertilité et entraîner une diminution du taux de testostérone.

Conséquences psychologiques et sociales

L’obésité a un impact fort sur la santé mentale, pouvant conduire à la dépression, à l’anxiété et à une perte d’estime de soi. Elle favorise également la stigmatisation sociale, les discriminations et parfois l’isolement.

👉 En résumé : l’obésité augmente la mortalité prématurée et réduit la qualité de vie, mais une prise en charge (alimentation adaptée, activité physique, suivi médical et soutien psychologique) permet d’améliorer nettement la santé.

Comparaison de 2 kilogrammes de muscle à côté de 2 kg de graisse. La graisse représente trois fois le volume du muscle.

Le surpoids et l’obésité ne sont pas de simples questions d’esthétique : ils ont un impact direct sur la santé et la qualité de vie. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions concrètes et adaptées à chaque situation.

Il est aussi essentiel de rappeler que l’obésité ne se limite pas à sa dimension corporelle. Elle peut être physique, mais aussi émotionnelle ou digitale. C’est pourquoi une prise en charge globale est indispensable.

Surpoids (IMC 25 à 29,9) : agir avec des changements de mode de vie

Le surpoids est souvent réversible grâce à des ajustements progressifs et durables.

1. Adopter une alimentation équilibrée

    • Limiter les aliments ultra-transformés, riches en sucres ajoutés et en graisses saturées.
    • Favoriser les fruits, légumes, légumineuses et fibres pour réguler l’appétit.
    • Contrôler les portions et prendre le temps de manger lentement pour mieux ressentir la satiété.

2. Bouger régulièrement

    • Viser au moins 2h30 d’activité physique modérée par semaine (marche rapide, vélo, natation).
    • Ajouter 2 séances de renforcement musculaire par semaine pour soutenir le métabolisme.

3. Améliorer son hygiène de vie

    • Dormir 7 à 8 heures par nuit pour favoriser la récupération et l’équilibre hormonal.
    • Pratiquer des activités de gestion du stress : méditation, respiration, relaxation ou loisirs créatifs.

4. Prévenir le rebond pondéral

    • Se peser régulièrement pour suivre l’évolution.
    • Créer un environnement favorable : cuisiner maison, éviter de stocker trop de sucreries à portée de main.

Obésité (IMC ≥ 30) : une prise en charge médicale globale

L’obésité est reconnue comme une maladie chronique. Elle demande le plus souvent un suivi médical structuré et parfois des traitements spécifiques.

1. Un suivi médical personnalisé

    • Consulter un médecin, nutritionniste ou diététicien.
    • Évaluer la présence de maladies associées (diabète, hypertension, apnée du sommeil).

2. Une alimentation progressive et adaptée

    • Éviter les régimes restrictifs et frustrants.
    • Mettre en place un programme nutritionnel personnalisé, avec un suivi diététique pour apprendre à équilibrer ses repas sur le long terme.

3. Une activité physique adaptée

    • Commencer doucement (marche, aquagym, vélo elliptique), surtout en cas de douleurs articulaires.
    • Avancer progressivement vers 30 à 60 minutes par jour d’activité modérée.

4. Un accompagnement psychologique

    • Travailler sur la gestion de l’alimentation émotionnelle.
    • En cas de compulsions, envisager des thérapies cognitivo-comportementales pour retrouver une relation saine avec la nourriture.

5. Les aides médicales possibles

    • Médicaments anti-obésité, prescrits dans certains cas précis.
    • Chirurgie bariatrique (sleeve, bypass) recommandée si :
        • IMC ≥ 40,
        • ou IMC ≥ 35 avec complications médicales graves (diabète, hypertension, apnée du sommeil).

👉 En résumé :

  • Le surpoids peut souvent être corrigé par des changements de mode de vie durables.
  • L’obésité, en revanche, demande un suivi médical structuré, associant alimentation, activité physique, soutien psychologique et parfois traitements spécifiques.

L’obésité ne se limite pas à sa dimension corporelle. De plus en plus de recherches montrent qu’elle est souvent le reflet d’un déséquilibre global.

  • L’obésité digitale, quant à elle, est liée à l’excès de temps passé devant les écrans, entraînant une sédentarité accrue et un « alourdissement énergétique ».
  • L’obésité émotionnelle survient lorsque le stress, la tristesse ou les émotions non digérées déclenchent des envies alimentaires incontrôlées.
corps énergétique en mouvement

Vous faites des efforts mais les derniers kilos résistent ?

L’inflammation chronique silencieuse serait-elle cachée derrière les derniers kilos difficiles à perdre ?

Cela peut venir d’un déséquilibre intérieur : lorsque vos cellules ne sont pas correctement « nettoyées », votre organisme peine à fonctionner de façon optimale.
La bonne nouvelle ? Un simple test à réaliser chez vous, peut révéler les causes cachées et vous aider à rééquilibrer naturellement votre corps.

L’approche Labio Santé contre l’obésité physique

Lutter contre le surpoids et l’obésité ne consiste pas seulement à manger moins ou à bouger plus. Il est essentiel de comprendre que le poids peut aussi être influencé par :

Contactez-nous dès maintenant via notre formulaire et obtenez toutes les informations dont vous avez besoin pour agir sur votre santé.

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